Saint Marsal a été impliqué comme tous les villages voisins et ceux du Vallespir, dans la guerre du sel ou révolte des angelets de la terra, qui a suivi le rattachement du Roussillon à la France vers les années 1670. La baronne Thérèse Delpas et le battle Pau Costa, désigné par l'assemblée générale du village, ont été entendus par la plus haute autorité de la province, le conseil souverain, dans l'enquête qui a suivi l'assassinat du sous-viguier du Roussillon en 1668[1]. Saint Marsal, comme ses voisins, a été condamné à une lourde amende pour sa participation à la révolte[2].

     La période de la révolution a été marquée par l'invasion d'une grande partie du département en avril 1793 par les troupes espagnoles, qui sont entrées par Saint Laurent de Cerdans et le Vallespir, invasion repoussée au printemps de l'année suivante. Saint Marsal s'est retrouvé mêlé aux opérations militaires. Les troupes espagnoles sont venues jusqu'à Saint Marsal en avril 1793[3] et à la fin de l'année sont allées occuper la Tour de Batère. Les troupes  françaises, elles, sont passées par le village une première fois en novembre, mais ont ensuite battu en retraite. Un bataillon français a stationné à Saint Marsal en mai 1794[4], avant de participer à l'assaut des Espagnols. Les registres de l'état civil portent la trace des perturbations occasionnées par ces mouvements de troupes.  

    Saint Marsal a payé un lourd tribu lors de la première guerre mondiale : 20 noms figurent sur le monument aux morts de la commune. Mais aussi de nombreux hommes sont revenus blessés ou diminués.
    Enfin, pendant la seconde guerre mondiale, Saint Marsal a su aider la résistance avec le maquis 44.


[1] A.Ayats, Les guerres de Joseph de la Trinxeria, Editions Trabucaires, Perpignan
[2] ADPO, C1393.
[3] ADPO L 750
[4] Napoléon Fervel, Campagnes de la Révolution Française dans les Pyrénees Orientales, Paris 1861.

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